Nous voici confronter à une nouvelle vague de quotidiens dits « gratuits ». "voir l'article de la Tribune de Genève du 24"
Le Groupe Edipress a annoncé qu’il allait lancer son nouveau quotidien « Matin Bleu » prochainement et voici que l’éditeur lémanique Tamédia vient d’annoncer le sien le « 20 Minutes ».
Le tirage du Matin Bleu sera de 100'000 exemplaires avec 12 journalistes et le 20 Minutes aura 120'000 exemplaires pour 30 journalistes.
Le coût du démarrage n’est pas connu sauf que le 20 Minuten en Suisse Alémanique a coûté 123 millions de francs et aurait rapporté 18 millions de bénéfice pour un chiffre d’affaires de 64 millions.
Donc une nouvelle bagarre est lancée entre les deux « nouveaux gratuits ».
Comment peut-on se battre pour un quotidien gratuit quand on sait pertinemment que la presse journalistique n’est pas au mieux de sa forme.
Quand on regarde le prix d’un quotidien, on peut se dire qu’il est cher et tout ceci en faisant abstraction « bien évidemment » de la qualité de ladite information qu’on retrouve aisément chez le concurrent mais transposé d’une autre manière en quelque sorte.
Le Groupe Edipress est l’incontournable en Romandie.
L’information quotidienne détenue par un seul groupe montre à quel point le journal écrit n’est pas au top, ce qui amène à avoir une information unique et sans intérêt réel car les enjeux économique pour ce même groupe reste toujours le même, la publicité pour le faire vivre.
Alors aujourd’hui nous avons le droit à avoir deux quotidiens gratuits, c’est un comble.
Tout en sachant que l’ère du Multimédia, de l’Internet, de la télévision, de la radio et j’en passe, montre que l’information passe tout au long de la chaîne de manière rapide et facile d’accès comparativement aux années 90.
Dire que le seul intérêt de sortir un quotidien gratuit est de prendre de nouveaux lecteurs serait trompeur car l’objet de convoitise des deux groupes est uniquement la publicité qui y est insérée.
On voit déjà le genre d’article journalistique qui va être dirigé, aiguillé et conditionné par « ses » sponsors publicitaires.
Il est vrai que maintenant les publicitaires ne savent plus comment faire pour attirer leurs nouvelles proies.
La preuve pour les cigarettes, ne trouve t’on pas sur chaque paquet ou publicité un avertissement « nuit gravement à votre santé ».
Mais les gens achètent quand même.
Pourquoi ne pas faire la même chose avec d’autres produits ? Mais ça, c’est un autre dialogue qui ne regarde pas uniquement le publicitaire mais le gouvernement à qui revient les taxes et autres intérêts, surtout de voir un tel produit se vendre pour mieux renflouer ses caisses !
En conclusion, nous pouvons nous rassurer, des nouveaux journaux arrivent et laissons-les faire leurs preuves quand même, on ne sait jamais peut-être que les publicités seront nous convaincre du bien-fondé de ces nouveaux « gratuits ».
La publicité est comme une vieille Cité pour la citer … c’est de susciter l’intérêt pour la ressusciter sans promiscuité.