« … Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques, les pays susceptibles d’afficher les taux de croissance les plus élevés à l’avenir seront ceux qui sauront innover en matière de produits, processus et services, puis adapter leurs innovations à l’économie. Les pays figurant dans le peloton de tête des «sociétés du savoir» investissent donc massivement dans les branches dites «à forte intensité de savoir». Est-ce bien la tendance en Suisse aujourd’hui? Les spécialistes en doutent.
Analysé à l’aune des classements internationaux, l’enseignement supérieur suisse est très bon, en effet. Mais lorsqu’on examine les tendances – effet perceptible dans d’autres aspects de l’économie – la Suisse stagne. Mondialisation du savoir, dynamisme fulgurant des technologies, pénurie annoncée de professionnels, faible part de femmes occupant des postes de cadre supérieur (5%) ou titulaires d’un diplôme universitaire (31%), difficulté de convertir les innovations en création d’entreprises… le milieu politique devra s’engager à une réflexion à long terme.
Car au XXIe siècle, tout porte à le croire, la Suisse sera «le pays de la matière grise». Ou elle ne sera pas. »
Via Cooperation.