J’aime me pirater moi-même
En cette période de joyeuse pagaille hadopienne, voici un extrait assez croustillant d’une interview de Paulo Coelho parue le 19 avril 2009 dans Le Matin:
Vous soutenez aussi les sites où les gens peuvent télécharger gratuitement vos livres…
Ah! Vous êtes au courant…
Une question s’impose: qu’en pensent vos éditeurs?
Ils essaient de l’ignorer, parce que l’on ne va pas se battre à cause de ça. Et puis, ça ne m’a jamais empêché de vendre un exemplaire. Les gens lisent les premières pages, et s’ils aiment, ils vont acheter le livre. Mon rêve, c’est de diffuser mes textes, de partager mon coeur et mon âme. Internet est un des meilleurs outils de diffusion. Mais je n’ai pas le droit de mettre en ligne les traductions – celles-ci appartiennent aux éditeurs. Alors je cherche parmi les sites pirates, et quand je trouve un site où télécharger gratuitement mes textes, je mets le lien sur mon blog. Si les éditeurs me font un reproche, je dis que je n’ai rien fait, que ce n’est pas moi qui l’ai mis en ligne!
Cela vous amuse?
Je l’avoue: me pirater moi-même, c’est très agréable!
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