« Il est incontestable que le 20e siècle nous a apporté la compréhension de l’univers et des particules élémentaires. Nous avons développé la théorie quantique, construit d’énormes accélérateurs, sommes allés sur la lune. Nous avons tout exploré, du plus petit au plus grand. En contraste, le 21e siècle s’apprête à être le siècle des réseaux, de la complexité. A mesure que la pensée sur le réseau émerge et se développe, nous assistons à une baisse de l’intérêt pour les problèmes traditionnels de la science. Je ne sais pas si ce changement est bon ou pas, mais nous semblons perdre l’appétit d’explorer le très grand et le très petit.
Mon fils ne veut pas être astronaute par exemple. Je lui ai demandé plusieurs fois : “Voudrais-tu aller sur la lune ?” Et il me répond : “Non, je m’en moque”. Par contre, il se soucie profondément de Facebook et d’internet. Il se soucie profondément du web. Dans le même temps, nous constatons que les étudiants qui dans le passé seraient allés vers la physique ou les mathématiques, s’inscrivent en informatique ou en biologie ou tentent de comprendre les réseaux et la complexité. L’explosion des réseaux coïncide avec le fait que l’humanité se replie sur elle-même. Ressentez-vous la même chose ? » Albert-Laszlo Barabasi
Via InternetActu.net.